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Que faites-vous ici ?

J’veux dire,
Vous avez atterri ici sur le site d’un type incapable d’écrire une foutue section qui-suis-je.
J’ai tenté pourtant...
J’ai écrit un truc d’une banalité navrante pour essayer d’être normal.
Après ça, j’ai planché pendant un paquet d’heures-cerveau sur une description hyper parabolique, le genre de truc façon philosophe qui se triture qui m’aurait (je le croyais) placé au-dessus de tous ces artistes qui n’osent écrire autre chose qu’une présentation lisse.
Cette question de où je veux me placer me posait deux problèmes : premièrement gaspiller de la ressource pour essayer d’atteindre un hypothétique public réceptif à mes créations, deuxièmement perdre ma liberté en essayant de plaire à ce public. En fin de compte, permettez-moi un peu de grossièreté :
"je m’en branle, ce qui m’intéresse, c’est de créer."
Tant pis pour les ventes, la communauté, et toute cette prison dorée.
Attention, je ne suis pas en train de dire n'avoir que faire des personnes croisées ou qui m’achètent quelque chose, bien au contraire, je préfère éminemment les voir en tant que personne qu’en tant que nécessité.
Je ne veux pas créer de « fan base » que je dois brosser dans le sens du poil pour assurer ma pitance et à qui un jour, je devrais faire des excuses contrites pour avoir fait une sortie magistrale qui aura blessé leurs attentes vis-à-vis du personnage au travers duquel ils projettent une part d’eux-mêmes.
Ce personnage je n’en veux pas ! et de toute façon, je ne veux pas vous vendre quelque chose parce que j’incarne un nom ou une réputation, je veux que vous vous l’offriez parce qu’il a pour vous une musique particulière. Je veux vous faire vivre quelque chose.

La vie d’artiste maudit très peu pour moi, je ne dis pas que je n’aimerais pas un jour vivre de la création, mais je préfère assurer ma subsistance par d’autres moyens pour qu’il ne reste que le plaisir de créer, de créer et de rencontrer.

Je n’ai pas la moindre idée d’où me mènera le projet Moso.art, et de toute manière, ce n’est pas moi qui décide.

Pour finir par un branleux aphorisme,
Si on aime l’art, n’est-ce pas pour voyager dans ces merveilleux vaisseaux au cerveau détraqué doués d’égocentrisme qu’on appelle des artistes ?

Moso